Après Moody’s c’est l’agence de notation S&P qui a décidé de baisser la note de crédit d’Israël, la passant de A+ à A- avec une prévision négative.
L’agence explique cette dégradation par la détérioration de la situation sécuritaire, en particulier sur le front nord, ces derniers jours. Elle estime que ce conflit peut s’étendre dans la longueur et devenir de plus en plus intense.
Notons que la décision de S&P ne devait être rendue que dans cinq semaines mais l’agence a tenu à l’avancer en raison des récents développements liés à la guerre, ”en raison de l’augmentation significative des risques géopolitiques et sécuritaires en Israël”, précise l’agence.
Elle ajoute: ”L’agence estime que la guerre à Gaza et l’escalade du conflit au nord avec la possibilité d’une offensive terrestre sont susceptibles de se poursuivre en 2025 avec un risque de réaction contre l’Etat d’Israël. De ce fait, l’agence anticipe une reprise économique tardive en Israël et a donc revu à la baisse ses prévisions de croissance réelle à un taux de 0 % en 2024 et de 2,2 % en 2025”.